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Lucien
Gruss
Maître Equyer
« Le cirque a fait de
moi un artiste, mon père a fait de moi un homme de cheval »

C’est en 1872 que la dynastie
Gruss est née grâce à une histoire d’amour entre un Alsacien émigré,
Charles Gruss tailleur de pierres et Maria Martinetti, une saltimbanque
danseuse de corde.
Deux générations plus tard,
Alexi (père de Lucien) et André Gruss s’imposaient tous les deux comme
cavaliers - acrobates, reconnus loin à la ronde comme maîtres écuyers.
Le destin de Lucien était tout
tracé!
Lucien qui était le dernier né
d’une famille de neuf enfants, tous dans le cirque.
Tout petit, sa mère lui offrit
huit chevaux de bois avec lesquels il fit ses premiers pas d’artiste.
C’est avec ces chevaux de bois qu’il reproduisait toutes les figures que
son père faisait faire à sa cavalerie sur piste!
La passion du cheval était née!
Puis il eut la chance de débuter
avec les chevaux de son père .Père qui avait des points communs avec
Nuno Oliveira .Puis par la suite avec le Colonel De Ladoucette,militaire
et homme de cheval.
Lucien Gruss choisi ses chevaux
souvent en fonction de leur caractère.
Et c’est à force de patience ,souvent
de sept à 10 ans ,que ces chevaux se produiront afin de donner la plus
belle image possible !Le maître,lui se fait le plus discret possible
car,dit-il : « le bon dresseur est celui qui guide le cheval vers sa
propre nature »
Son père lui disait d’aller voir
d’autres dresseurs,afin de rester ouvert au savoir d’autres grands
maîtres.
Luicien Gruss parle de ses
souvenirs de ses rencontres formatrices, marquantes humainement et
equestrement !
Fredy Knie senior..:
« Un grand homme de cheval qui
a passé sa vie à se remettre en question, que j’ai vu faire tous les
grands airs d’école, sans selle et sans bride, fabuleux, inouï »
Joao Oliveira..:
« Cavalier d’exception à
la sensibilité immense, écorché vif et grand ami aussi! »
Henri Chammartin…:
« Héros d’une époque où le
dressage était de la haute école de l’art équestre au service de la
compétition »
Un conseil que Lucien Gruss
adopte dès les premiers contacts avec les jeunes chevaux. Dès la
confiance établie, le cheval se soumet aux demandes, toujours
acceptables par rapport à ses capacités, et les exécute même avec
plaisir. “Selon moi, on est vraiment dresseur que lorsqu’on devient
humble et que l’on comprend le cheval parce qu’il est cheval, et non pas
parce qu’il est l’exécutant brillant de figures inventées et
artificielles. Le bon dresseur est celui qui guide le cheval vers sa
propre nature.” Mais, le maître écuyer reste lucide:
“Un cheval parfaitement heureux est quand même un
cheval à qui l’on ne demande rien !”

Son art, le travail en liberté
de ses chevaux, est reconnu au-delà des frontières de l’Europe jusqu’au
Sultanat d’Oman où en 2006, il avait était invité, à l’occasion des 35
ans de règne du sultan, à participer à un spectacle fantastique,
réunissant les plus grands artistes équestres du monde. Il a également
plusieurs
fois travaillé avec la Garde Républicaine et, entre 1984 et 1986, il fut
aussi le premier écuyer “extérieur” à participer à un spectacle du Cadre
Noir de Saumur. Il est l’un des héritiers de la dynastie Gruss, famille
reconnue tant par le milieu équestre que par celui du cirque.
D’ailleurs, son père Alexis Gruss Senior reçut, en 1976, le “clown d’or”
du festival de cirque de Monaco.
Considéré comme l’un des plus
grands dresseurs de chevaux, Lucien Gruss offre à son public des moments
d’émotion uniques grâce à son nouveau spectacle, “Instants Équestres”.
Aujourd’hui, âgé de 57 ans,
Lucien Gruss porte un regard affectueux sur ceux qu’il a vu grandir et
éclore : Pignon, Lorenzo et bien d’autres.
Il vit dans le sud de la France
où il partage son temps entre spectacles enseignement et stages de
formations.
Son rêve?…..Présenter ses
chevaux sans être là!

“L’école des équidés est
celle de l’humilité et de la modestie”
Lucien Gruss
Source: « Le Cavalier Romand »
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