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« Agite, bon cheval, ta crinière
fuyante ;
Que l’air autour de nous se remplisse de
voix !
Que j’entende craquer sous ta corne
bruyante
Le gravier des ruisseaux et
le
débris des bois ! »
S.Prudhomme 
« Nage ainsi dans l’espace, ô mon cheval
rapide,
Abreuve-moi d’air pur, baigne-moi dans
le vent.
L’étrier bat ton ventre et j’ai lâché la
bride,
Mon corps te touche à peine, il vole en
te suivant. »
S . Prudhomme

Brise tout, le buisson, la barrière ou
la branche ;
Torrents, fossés, talus, franchis tout
d’un seul bond ;
Cours, je rêve, et sur toi, les yeux
clos, je me penche…
Emporte, emporte-moi dans l’inconnu
profond !
S . Prudhomme

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