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L'école Espagnole de Vienne

Sa réputation
n’est plus à faire !
Elle est de renommée mondiale !
L’empereur Maximilien II fonda ce manège, à Vienne en 1572.
Seuls les chevaux d’origine Espagnole y étaient acceptés, d’où le
nom d’école Espagnole.
Mais à partir de 1850, c’est le Haras de Lipizza qui devint le seul
fournisseur de l’école.
C’est Charles VI qui fit construire (1729-1735) la salle de manège
d’hiver, de l’école d’équitation. Là, les chevaux lipizzans
régnaient en maîtres absolus sur les lieux.
La salle du manège est entourée de 46 colonnes corinthiennes qui
soutiennent une galerie, les couleurs y sont d’un pastel
magnifique. Cette salle mesure 55métres de long sur 18 mètres de
large et 17 mètres de haut !
C’est le plus beau manège du monde !
Il existe au sein de cette école, une hiérarchie bien établie.
Après l’acceptation d’un nouvel élève, ce dernier va suivre une
formation qui peut durer jusqu’à 15 ans, avant d’être qualifié, pour
faire travailler un étalon lipizzan.
Une vie entière consacrée à la
perfection dans l’équitation classique.
Les règles de cette école,
qui ont été déterminées au XVI e siècle, sont
toujours appliquées aujourd’hui, dans le but de conserver l’art
équestre, selon l’enseignement des maîtres de l’époque.
L’uniforme porté par les écuyers, sont aussi anciens que l’école
elle-même et font partie de la tradition.

Les écuyers, portent le BICORNE, orné d’un ruban d’or. La largeur de
ce ruban varie selon le grade de l’écuyer.
La VESTE, cintrée, ornée d’une double rangée de boutonnage
(Boutons dorés)
La CULOTTE de cheval, en daim blanc.
BOTTES, noires
GANTS de cuir, blanc.
UNE GAULE, qui est une baguette de bouleau.
Les EPERONS dont les molettes sont émoussées
Ça, c’est la tenue dite de service. Il existe aussi la tenue
d’été et la tenue dite de gala.
La selle, pour chaque cheval est fabriquée sur mesure, afin qu’elle
soit parfaitement adaptée au dos du cheval. Car en dressage, la
selle a une importance capitale !
Le sous selle, varie en fonction du grade de l’écuyer et des
exercices exécutés.
Rouge, lorsque l’écuyer est en selle.
Vert foncé pour le saut et le travail à pied.
Les écuyers de cette école ne montent que
des étalons
blancs,
produits par le haras de Lipica (près de Trieste) et de Piber
(Autriche).
Seuls les meilleurs chevaux, les plus doués sont sélectionnés pour
l’école Espagnole.
Tous ces chevaux sont des descendants des chevaux Andalous, importés
entre le X VIe siècle et la première guerre mondiale.
Traditionnellement, tous les étalons de cette école, sont porteurs
du fameux "L" signe de son origine et de sa pure race !
Les figures demandées aux chevaux sont enseignées, progressivement,
étapes par étapes. Mais l’éducation est très astreignante autant
pour le cheval que pour le cavalier.
L’instructeur doit user d’une grande patience et surtout bien
connaître la personnalité et le caractère de chaque lipizzan
!
L’entraînement d’un étalon commence à l’âge de trois ans et il faut compter trois
ans de travail intensif jusqu’à ce que le cheval soit prêt à
participer à un spectacle !

Quelques
figures
Les airs relevés
Ce sont tous les
sauts dans lesquels le cheval lève les antérieurs, les postérieurs,
ou encore les quatre membres à la fois.

La pesade
:
Air similaire à la levade.
Les postérieurs sont moins ployés et l'avant-main s'élève à plus de
45 degrés.
La levade:
L'étalon
assis sur ses postérieurs immobiles et pliés, lève son avant -main
l'angle ne dépassant pas 45 degrés et reste quelques secondes dans
cette position.
La
pirouette :
Consiste
à faire tourner le cheval sur lui-même en restant à la même place.
La
cabriole :
Au
piaffer,l'étalon détache ses quatre membres du sol et lâche une
ruade rapide et d'une force extrême,le corps suspendu à l'horzontale.C'est
un saut d'école très spectaculaire.Comme pour tous les sauts d'école,le
cavalier monte sans étriers
La
courbette de Vienne :
L'étalon
bondi entre 2 et 5 fois en partant de la levade, sans baisser
l'avant-main. C'est l'un des sauts d'école les plus délicats. Il
faut parfois des années avant de trouver un étalon capable de
l'exécuter.
La piste
(ou pas
Espagnol)
Est le
ralentissement d’une allure (trot) avec un déplacement minimum.
Le piaffé
:
C’est
l’aboutissement du passage . Le cheval ne se déplace plus. Tout en
gardant l’allure, Il fait du sur place.
Chaque lipizzan, reçoit un entraînement différent des autres.
C’est-à-dire, en fonctions de sa préférence et de ses aptitudes. Il va pouvoir ainsi travailler l’exercice qu’il aime
pratiquer et avec lequel il se sent le plus à l'aise.
On estime que lorsque il est détendu et heureux, il donne le
meilleur de lui-même ( OH combien vrai aussi pour les humains ! )
L’école Espagnole de Vienne est la véritable ambassadrice de
l’Autriche.
Ceci pour le grand bonheur des spectateurs du monde entier !
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