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Les butteris
Les butteris sont les derniers gardiens Italiens de
troupeaux dans la région de Taremme, en Toscane.
Cette région
est l’antique berceau de la civilisation Etrusque qui fût
jadis une zone de marécages infestée de briguants.
Aujourd’hui assainie et drainée, elle est au cœur d’un des
plus beau parc régional d' Italie. Un parc de 4’500
hectares.
On y élève des vaches maremmanes qui sont de médiocres
laitières. Elles étaient plutôt utilisées comme animaux de
trait jusqu’au milieu du XXe siècles.

Cependant, avec
l’arrivée des tracteurs, le cheptel s’est beaucoup amenuisé.
Aujourd’hui, c’est le seul élevage de ces vaches réputées
pour leur viande ! Elles sont au nombres de 208 environs, et
elles ont toutes des noms que le butteri connaît.
C’est là que quelques butteris, derniers légataires authentiques
d’une tradition millénaire, y travaillent.
Au même titre que les gardians de Camargue, les cow-boys
Américains ou les gauchos argentins, les butteris travaillent
en selle le plus clair de leur temps. Ils sont chargés de
surveiller la santé des animaux, de veiller à leur
alimentation, de marquer les jeunes veaux, de déplacer les
troupeaux.
Ils doivent également s’occuper des chevaux qui sont de race
maremmano , une race rustique !

Ces chevaux vivent en complète liberté et sont
destinés à la vente.
Les butteris doivent aussi débourrer les poulains.
Sur une journée standard, les butterais arrivent à l’aube
pour seller leurs compagnons.
Ils utilisent une scaferlati qui est une selle d’origine
militaire de la fin du XIXe siècle. Ils ajustent un chapeau
qui les protègera de la pluie comme du soleil. Puis ils se
munissent d’un bâton d’un mètre cinquante ( Le uncino
), flexible en bois d’arbousier terminé d’un côté par un
crochet et de l’autre par un Y. Ce bâton représente une
véritable troisième mains, qui permet au Butteri d’ouvrir et
fermer les barrières sans descendre de cheval, d’attraper un
veau pour le marquer, de diriger un troupeau aussi
bien que dompter un poulain.

Les Butteris utilisent aussi quatre cris différents pour
déplacer ou rassembler les
vaches et les chevaux, ceci sans quitter leur monture.
Monture qui sont donc des chevaux Maremmanos, seuls outils de
travail du Butteri,ce cheval est très résistant et il le
faut car il doit parcourir de nombreux kilomètre par jour,à
travers plaines et collines.
La terre de nature argileuse et sablonneuse, permet de garder
les chevaux non ferrés .
Cette ancienne race de chevaux qui est devenue résistante
aux insectes, montre une grande aptitude à côtoyer les
troupeaux. C’est le cheval préféré des butteris.
Pour être un butteri, il faut être un passionné de
chevaux, car c’est un métier qui use et qui surtout aussi est
très modestement payé. Sans compter les risques du métier
aussi, car les vaches ont un caractère imprévisible et
possèdent des cornes très grandes en forme de lyre, comme les
taureaux de Camargue. De plus elles pèsent de 990 à 1300
Kilos. Lorsqu’elle protègent leur veau par exemple, elles
peuvent se transformer en bête de combat !
Mais c’est aussi une philosophie de vie qui fait que ces
butteris ne changeraient de métier pour
rien au monde!
Malheureusement, l’existence du butteri est fortement
menacée. La rentabilité des vaches maremmanes étant très
faible, les élevages sont donc menacés et condamnés à fermer.
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