Le monde
d'Equus
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Historique
La trace la plus ancienne qui mentionne la présence du cheval parmi les indiens du Texas remonte à 1581. La culture équestre chez les Amérindiens puise ses racines dans les territoires limitrophes des colonies espagnoles implantées au Mexique. Les archives de 1650 mentionnent que des colons espagnols vendaient des chevaux aux Apaches et obtenaient en échange des esclaves ! C’est ainsi que les Apaches possédaient un nombre considérable de chevaux sans compter les chevaux volés. Ce qui fait penser que les Apaches devaient en posséder depuis longtemps déjà ! Car pour être capable de voler un cheval, c’est qu’on doit bien les connaître tout de même !
Pour les tribus nomades l’apparition du cheval fût vécue comme un Don de la providence. Car jusque là ces tribus étaient obligées de se déplacer à pieds, afin de suivre les troupeaux de bisons. Les tribus vivaient de la chasse aux bisons. Pour les tribus sédentaires, le cheval s’est un peu plus imposé par la force des choses et surtout pour le travail.
Chez les Comanches l’arrivée du cheval est plus tardive, vers 1705 environs. Ils dépouillaient aussi bien les espagnols que les Apaches qui étaient leurs ennemis.
Chez les tribus des plaines du Nord le cheval est apparu vers 1724, selon des témoignages d’explorateurs. Bien que certaines tribus nomades devaient en posséder avant. (1676) Mais le territoire étant si vaste, il est donc bien difficile de le savoir de manière précise !
Il y avait pourtant des mustangs sauvages dans ces contrées, mais il semble peu probable que les indiens aient cherché à en capturer. Pour la bonne raison qu’il ne l’avaient jamais côtoyé. D’après rapports des premiers conquistadors, les indiens étaient terrorisé à la simple vue de cet animal ! Et même plus tard, il y a bien peu de tribus qui se sont risquée à la capture de mustangs au lasso ! L’immense majorité préférait les voler ou plus tard, les acheter déjà domestiqués ! Cheval d'indien aujourd'hui disparu :
Le positif de l’arrivée du cheval Les premières bénéficiaires de l’arrivée du cheval furent les femmes qui furent délivrées des lourdes tâches ! Mais les hommes en ont eux aussi bénéficié dans la même mesure. C’est au nombre de chevaux qu’il possédait qu’un homme se forgeait une image au sein de sa tribu. La hiérarchie entre chefs se mesurait à l’importance de son cheptel. C’est aussi en volant des chevaux que l’on pouvait aspirer à devenir riche. D’un autre côté l’apparition du cheval rendit les guerres plus fréquentes mais, malheureusement aussi plus sanglantes.
Les noms du cheval Les indiens voyant pour la première fois un cheval ont fait référence aux chien, à l’élan, au cerf, ceci suivant leurs régions d’origines. Ils l’appelaient souvent « Grand chien » ou « sept Chiens » voyant sa force qu’ils estimaient à sept chiens ! « Chien rouge » utilisé par association à la robe baie ou alezan brûlé. « Dieu chien » était utilisé par les Comanches. Les Nez Percés, eux le nommaient plutôt « Chien mystérieux » ou « chien prodigieux » ! Au Canada, compte tenu de l’occupation Française, certaines tribus le cheval était : « Elan de France » ! Tandis que les ethnies qui connurent le cheval par le biais des espagnols optèrent pour le nom qui dérive de l’espagnol « Caballo » qui devient « Cavalis » ou « Kawa » Plus tard, seuls les chevaux débourrés portaient un nom. Les noms correspondaient à leurs caractéristiques physiques ! Exemple : "Deux balzanes ", "Tête blanche ", "sans crinière "…Etc.
Utilisation du cheval La chasse Avant l’arrivée du cheval, les indiens pratiquaient la chasse aux bisons à pieds. L’arrivée du cheval fût alors une grande aide à ce niveau là !
Activités guerrières La guerre faisait partie de la vie courante et n’avait donc rien d’exceptionnel, chez les Amérindiens. Avant l’arrivée du cheval, les guerres n’étaient que de simples escarmouches ! Il n’y avait pratiquement jamais de mort. Les guerres avec le cheval, étaient beaucoup plus sanglantes. Le nombre de blessés et de morts s’accrut fortement ! Et ceci surtout, plus tard lorsque les armes à feu sont apparues !
Les raids Ils n’avaient qu’un but économique. Qu’une façon de montrer son audace et son courage. Un raid était réussi lorsqu’il n’avait fait aucune victime. Le jeu consistait à dérober le plus de chevaux possible en évitant l’affrontement auquel on ne devait recourir que dans des cas extrêmes.
Valeurs marchandes En échangeant des chevaux, l’indien pouvait tout obtenir : L’impunité, une femme convoitée, des objets dotés de pouvoir surnaturels. Dans certaines tribus on allait même jusqu’à donner ses femmes pour se procurer des chevaux !
Coutumes Chevaux en héritage Lors du décès d’un membre de la tribu, le partage des chevaux suivait des règles propres à chaque tribu. Chez les Pieds-noirs, par exemple, Les membres proches du défunt devaient observer le deuil selon leurs mœurs. Les autres membres en profitaient pour se précipiter chez le mort afin de s’emparer le plus vite possible des meilleurs chevaux. Dans d’autres tribus, c’était le fils aîné qui héritait de tous les chevaux du défunt !
Cadeau de mariage Le cheval représentait un Don prestigieux. Chez les Comanches, la coutume voulait que le prétendant charge un ami de se rendre chez le futur beau père avec des chevaux afin de faire la demande en mariage. Le père ne donnait aucune réponse immédiatement. Simplement, le lendemain si les chevaux offerts avaient intégré le troupeau, la réponse était favorable. Dans le cas d’une réponse négative, les chevaux étaient remis dans le troupeau du prétendant sans explication !
Valeurs affectives et spirituelles du cheval Les sentiments des Indiens pour leurs chevaux étaient les mêmes qu’à l’égard des âtres humains. Les Indiens leur attribuaient qui continuaient à vivre après la mort. Dans certaines tribus (Comanches) Un enfant était plus facilement vendu que le cheval préféré ! Les indiens n’abattaient jamais leurs vieux chevaux qui avaient rendus de bons et loyaux service durant leur vie. Ils prenaient soins d’eux jusqu’au jour ou le cheval s’écroulait pour mourir.
Peuple cavalier La grande majorité des Indiens se montre très douée en matière d’équitation. Mais il semble que les Comanches soient les plus exceptionnels en la matière. L’expression « Monter comme un Comanche » était une référence ! Des chevaux eux-mêmes si bien dressés qu’il était possible de les diriger sans mors ni selle. Seulement à l’aide des jambes. Ce qui était aussi nécessaire afin de libérer les mains pour l’usage de l’arc et les flèches Plutôt trapus avec une démarche lourde, le Comanche était transformé sur un cheval, donnant l’impression d’êtres né sur un cheval. Pas tout a fait inexact si l’on sait que les enfants commençaient à ressentir les bercements du mouvement du cheval lorsqu’ils étaient encore dans le ventre de leur mère, qui elles se déplaçaient à cheval. Plus tard les enfants s’entraînaient depuis la plus tendre enfance ! L’équitation faisait partie de l’éducation de l’enfant au même titre qu’apprendre à manger et à s’habiller.
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